Photographe portraitiste à St Rémy : quand la passion naît avant l’appareil

Là où tout a peut-être commencé… où pourquoi je suis devenue photographe portraitiste à St Rémy de Provence

Il y a des souvenirs d’enfance qui nous marquent profondément. Et puis il y a ceux que l’on oublie… mais qui, silencieusement, continuent de nous construire.

Pendant longtemps, je n’avais pas fait le lien. Et puis un jour, en replongeant dans de vieilles photos, un détail est revenu à la surface. Un moment flou, presque effacé… mais chargé de sens.

Mon père, photographe, lui aussi, avait à une période exploré le portrait en studio. Des fonds colorés, des jeux de lumière, des gélatines… Un univers que je connais aujourd’hui par cœur, et que je fais vivre à mon tour. Sur ces images, il y a une petite fille. Moi.

Je devais avoir une dizaine d’années. Je pose, je joue,… sans savoir que je suis en train de vivre quelque chose qui, des années plus tard, résonnera encore.

Je n’ai pas de souvenir précis de ces séances. Mais les photos parlent pour moi : j’y vois une enfant libre, curieuse, visiblement heureuse d’être là.

Et aujourd’hui, avec le recul, une question s’impose doucement : Et si tout avait commencé là ?

Une graine plantée sans bruit

On ne choisit pas toujours consciemment ce qui nous attire. Parfois, ce sont des expériences anciennes, presque invisibles, qui orientent nos élans.

Quand je suis devenue photographe, le portrait s’est imposé à moi comme une évidence. Comme quelque chose de naturel. De familier. Sans que je comprenne pourquoi. Jusqu’à ce que ces images réapparaissent. Et là… tout prend sens.

Peut-être qu’à cet instant précis de mon enfance, une graine s’est déposée quelque part en moi. Une graine faite de lumière, de regard, de présence. Une graine liée à ce moment partagé avec mon père.

Lorie Diaz, photographe portraitiste à St Rémy
Premiers pas devant l’objectif

Quand les rôles s’inversent : 

Ce que je trouve profondément beau dans cette histoire, c’est le mouvement du temps. À l’époque, c’était lui le photographe. Et moi, son modèle. Aujourd’hui, les rôles se sont inversés. Mon père est passé devant mon objectif. Et moi, je suis derrière.

C’est avec lui que je teste des lumières, que j’expérimente, que je crée. Comme un écho à ces années passées… mais vu de l’autre côté. Un dialogue silencieux entre hier et aujourd’hui.

Et maintenant… transmettre à mon tour :

Aujourd’hui, il y a une autre petite fille dans l’histoire. Ma fille. Elle a 9 ans.

Et elle vient, elle aussi, de temps en temps, passer devant mon objectif. Elle joue, elle teste, elle s’amuse… Exactement comme moi, autrefois. Et parfois, je me demande : Qu’est-ce qu’elle gardera de ces moments ? Qu’est-ce que ces instants sont en train de semer en elle, sans que nous le sachions ?

Peut-être rien. Peut-être tout.

Et ça j’avais envie de l’écrire et de le graver … Ce que la photographie raconte vraiment

Avec le temps, j’ai compris que la photographie ne se résume pas à une image.

C’est une trace. Une émotion.

Un moment suspendu qui, parfois, continue de vivre bien au-delà de l’instant où il a été capturé. Ces photos de moi enfant ne sont pas seulement des souvenirs. Elles sont peut-être le point de départ d’une histoire que je suis encore en train d’écrire.

Et aujourd’hui, à travers chaque séance, chaque regard, chaque sourire, je continue, à ma manière, à faire vivre ce lien invisible.

Celui qui traverse les générations. Celui qui relie un père, une fille… puis une petite-fille.

Et quelque part, dans la douceur de la lumière du studio, tout se rejoint.

C’est peut-être pour ça que je photographie, au fond : pour que rien ne disparaisse. Parce qu’une image bien faite, ça ne meurt jamais.

 

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